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Extraits littéraires, articles de journaux, poésies, portraits de francophones plus ou moins connus.

Stage à Azur Lingua

Mon séjour à Azur Lingua de Nice – Février 2013

Suite à un jeu concours sur le site de Bonjour de France, dix professeurs de français du monde entier ont gagné une bourse d’étude à l’école Azur Lingua de Nice. Je faisais partie des heureux gagnants.

Mes collègues, toutes des femmes, venaient d’Argentine, de Grèce, du Monténégro, de Serbie, de Géorgie, de Cuba, du Mexique et du Brésil. J’ai eu la chance de faire partie de ce groupe international composé de professeurs de très haut niveau.

Grâce à une équipe de travail très soudée qui a accepté de me remplacer (encore merci à mes chefs et à mes collègues de Monterrey !) j’ai pu partir à Nice en février 2013.

Ce stage pédagogique d’une durée de deux semaines nous a permis de nous actualiser dans certains domaines comme la didactique de la syntaxe mais aussi de découvrir et d’échanger de nouvelles idées d’activités pédagogiques à travers des cours comme celui du cinéma, de la chanson ou de l’atelier des TIC pour apprendre à utiliser une plateforme et créer un blog pour le projet Bonjour du Monde.

Nous n’avons pas fait que travailler. Des excursions étaient prévues pour nous faire connaître Nice et ses alentours. Nous avons visité le vieux Nice, et goûter la Socca. Nous sommes allés à Monte Carlo et aussi dans le très beau et très typique village de Eze. Avant de partir, l’école a organisé un dîner à l’Occitane, restaurant traditionnel du sud-ouest, afin de nous faire goûter les spécialités culinaires de cette région.

Azur Lingua est une école d’un très bon niveau et qui a toute l’infrastructure pour enseigner aussi bien aux professeurs qu’aux étudiants. De plus, c’est une école bien organisée, composée d’une équipe compétente et qui foisonne d’idées innovatrices pour l’enseignement du français, comme le cours sur le parfum par exemple.

Merci à la formidable équipe d’Azur Lingua : Yann, Eric, Patricia, Ludo, Sylvie, Aurélie, kaloust, Ema et toutes les autres personnes qui étaient avec nous pendant ces deux semaines.

À très bientôt à Nice!
Ps : Pour plus d’informations sur l’école Azur Lingua visitez leur site www.azurlingua.com. Vous pouvez également écouter l’interview de Yann Librati, concepteur des sites Bonjour de France et Bonjour du Monde sur www.quelemondeestpetit.com.

Tartelettes chocolat et caramel

Pour réaliser cette recette, il vous faut les ingrédients suivants pour 8 petites tartes individuelles:

100 grammes de pâte sablée
5 centilitres de crème liquide
80 grammes de chocolat noir
1 grosse cuillère à soupe de caramel au lait ou confiture de lait

 

Avant de commencer à travailler les ingrédients, vous devez préchauffer votre four à 180 degrés ou thermostat 6.

Commencez par étaler la pâte sablée.
Garnissez 8 moules à tartelettes individuelles. Cuisez-les à blanc pendant 8 minutes.
Sortez du four et laissez refroidir.

Faites bouillir la crème dans une casserole.

Hors du feu, ajoutez le chocolat haché au couteau.
Mélangez puis ajoutez le caramel.
Laissez tiédir.
Versez dans les fonds de tartelettes.

Réservez 1 heure au frais et dégustez !!!

Bon appétit !

 

 

 

La Carte de Visite

Nous retrouvons des traces des cartes de visite à l’époque des dynastie Qin et Han, du 2 siècles avant J.C.. Les cartes de visite portaient successivement le nom de ye, mintie, mingci. En Europe les premières cartes de visite datent de la naissance de l’imprimerie et sont destinées à annoncer sa visite.

 

Au XVIIe siècle, l’adresse postale n’existait pas, Les cartes de visite sous le nom de “trade card” (cartes d’affaires, cartes commerciales) apparaissent en Angleterre et permettaient aux commerçants de situer l’emplacement de leur affaire.

 

L’usage de la carte de visite s’est généralisée en Europe au XIXe siècle.
Quand on se présentait chez quelqu’un pour lui rendre visite et que la personne visitée était absente, on laissait une carte pour montrer qu’on était passé. On pliait un coin de la carte pour indiquer qu’on était venu en personne et qu’il s’agissait donc d’une “vraie” visite.

 

Aujourd’hui, la carte de visite, en dehors de son usage professionnel, sert à envoyer des voeux, des félicitations, des remerciements, des excuses, des inivitations.

 

 

 

 

Joyeux Noël !

[box size=”large” style=”rounded” border=”full”]Chers tous,

Voici déjà un peu plus d’un an que je me suis lancée dans cette belle aventure du blog. Sans vous, celui-ci n’existerait pas; c’est pour cela qu’en cette fin d’année, je tiens à vous remercier, tous, pour votre soutien.

Je vous souhaite, à vous, ainsi qu’à votre famille, un très Joyeux Noël et tous mes vœux pour l’année 2012 !

Très cordialement

Nathalie[/box]

Passé composé avec AVOIR

[divider] Le Passé Composé sert à raconter des événements du passé.
C’est un moment précis sans rapport avec le présent.

Construction du passé composé avec Avoir:

Avoir au présent de l’indicatif + participe passé du verbe à exprimer.

J’ai parlé avec Sophie.
Tu as mangé des frites et du poulet ?
Il a pris un café au lait.

Nous avons vu un bon film!
Vous avez dit une chose intéressante.
Ils ont fait un repas divin.

  • On utilise AVOIR avec :

•    la plupart des verbes.
•    les auxiliaires avoir et être.

 

  • La négation:
    On place l’auxiliaire entre le NE et le PAS et le participe passé après.
    Nous n’avons pas mangé au restaurant.

 

  • Participe passé:

Pour savoir comment écrire le participe passé, voir l’article du blog:
https://www.parismonterrey.com/2011/09/04/participe-passe/

 

  • Tableau des principaux verbes:

https://www.parismonterrey.com/2011/07/06/le-passe-compose/

[tabs style=”default” title=”Conjuguez au passé composé”] [tab title=”Exercice”]

1. Il (inviter) ____  tous ses amis à sa fête.
2. Noah et Titouan (envoyer) ____  un courriel à leurs correspondants.
3. Nous (jouer) ____ au football hier.
4. J’ (trouver) ___ ta lettre.
5. Lise (passer) ____ trois semaines à Perpignan.
6. J’ (voyager) ____ avec Yohann et Corentine.
7. On (loger) ____ chez des amis.
8. Papa (mettre) ____ la voiture dans le garage.
9. Je n’ (comprendre) ____ pas le cours de chimie.
10. Maman ne m’ (dire) ____ rien sur cette affaire.
11. J’ (faire) ____ mon devoir de maths hier soir.[/tab] [tab title=”Correction”]

1. Il [highlight]a invité[/highlight] tous ses amis à sa fête.
2. Noah et Titouan [highlight]ont envoyé[/highlight] un courriel à leurs correspondants.
3. Nous [highlight]avons joué[/highlight] au football hier.
4. J'[highlight]ai trouvé[/highlight] ta lettre.
5. Lise [highlight]a passé[/highlight] trois semaines à Perpignan.
6. J'[highlight]ai voyagé[/highlight] avec Yohann et Corentine.
7. On [highlight]a logé[/highlight] chez des amis.
8. Papa [highlight]a mis[/highlight] la voiture dans le garage.
9. Je [highlight]n’ai pas compris[/highlight] le cours de chimie.
10. Maman [highlight]ne m’a rien dit[/highlight] sur cette affaire.
11. J'[highlight]ai fait [/highlight]mon devoir de maths hier soir.[/tab] [/tabs]

 

 

 

 

 

 

 

Vanessa Paradis

Vanessa Paradis à l’âge de 9 ans, dans une émission très populaire de l’époque,”L’école des fans”:

 

 

En ce jour 03 mai 1981, personne ne connaissait cette petite fille. Elle avait été choisi parmi tant d’autres pour chanter une des chansons de Philippe Chatel. C’est le début d’une longue et belle carrière.

En 1986, âgée de 14 ans, Vanessa Paradis fera explosé les hit-parades avec “Joe le Taxi”. C’est la révélation. Elle restera 11 semaines en tête du Top 50 et traversera même la Manche et les frontières de 25 pays . Ce qui n’était pas arrivé depuis 1969.

 

 

En 1989, Vanessa Paradis fera ses premiers pas au cinéma, parrainée par son oncle, le comédien Didier Pain, dans “Noce blanche” de Jean-Claude Brisseau. Sa composition passionnée d’adolescente fragile et amoureuse de son professeur (Bruno Crémer) lui vaudra le César du meilleur espoir féminin en 1990.

 

 

1990: année charnière pour Vanessa Paradis puiqu’elle rencontrera Serge Gainsbourg qui lui écrira l’album “Variations sur le même thème ” qui remportera un énorme succès. Elle obtiendra une consécration aux Victoires de la Musique.

Mais Vanessa Paradis ne s’arrête pas là. En  1992 elle est choisie pour être l’éregie de Chanel. La publicité pour le parfum Coco fait le tour du monde et consolide la carrière de l’actrice.

 

 

En 1992, pour son troisième album, Vanessa Paradis s’envole pour les États-Unis où elle collabore avec Lenny Kravitz. Ce dernier lui compose un album intitulé Vanessa Paradis (tout simplement). Pour la première fois, l’artiste chante en anglais et cela lui réussit, elle se classe première des ventes.

En 1998 Patrice Leconte tourne “La fille sur le pont”. L’affiche est tenue par Vanessa et Daniel Auteuil. Vanessa est nominée pour le César de la meilleure actrice.

Sa carrière continue et elle enchaine les succès aussi bien au cinéma que dans la chanson.

En 2007 elle sort son 5 album studio, “Divinidylle”, qu’elle produit et coréalise avec -M- (Matthieu Chedid) avec des titres également écrits par Brigitte Fontaine, Franck Monnet et Thomas Fersen.

Lors des vingt-troisièmes Victoires de la musique, Vanessa Paradis a décroché deux trophées dont la prestigieuse Victoire de l’interprète féminine de l’année et le trophée de l’album chansons/variétés de l’année pour “Divinidylle”.

 

 

 

 

 

 

Podcast nº3
“Ensemble, c’est tout”

[dewplayer:https://www.parismonterrey.com/podcasts/mp3/parismonterrey_podcast_0003_ensemble_cest_tout.mp3]
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“Paulette Lestafier n’était pas si folle qu’on le disait. Bien sûr qu’elle reconnaissait les jours puisqu’elle n’avait plus que ça à faire désormais. Les compter, les attendre et les oublier. Elle savait très bien que c’était mercredi aujourd’hui. D’ailleurs elle était prête ! Elle avait mis son manteau, pris son panier et réuni ses coupons de réductions. Elle avait même entendu la voiture de la Yvonne au loin… Mais voilà, son chat était devant la porte, il avait faim et c’est en se penchant pour reposer son bol qu’elle était tombée en se cognant la tête contre la première marche de l’escalier.

Paulette Lestafier tombait souvent, mais c’était son secret. Il ne fallait pas en parler, à personne. « À personne, tu m’entends ? » se menaçait-elle en silence. « Ni à Yvonne, ni au médecin et encore moins à ton garçon… »

Il fallait se relever lentement, attendre que les objets redeviennent normaux, se frictionner avec du Synthol et cacher ces maudits bleus.

Les bleus de Paulette n’étaient jamais bleus. Ils étaient jaunes, verts ou violacés et restaient longtemps sur son corps. Bien trop longtemps. Plusieurs mois quelquefois…”

Mon voyage au Québec n°2

Mon voyage au Québec, partie 1

Bien que le dortoir de dix personnes était plein à craquer, les filles ont toutes étaient très sympathiques et respectueuses du repos des autres. Ainsi, après une bonne nuit de sommeil, je suis prête à continuer la visite de Montréal.

Je prends un bon petit déjeuner sucré-salé, de façon à pouvoir résister et marcher une bonne partie de la journée sans m’ arrêter.

Voici mon planning : passer la matinée au musée des beaux arts et ensuite flâner dans les rues. J’aurais bien aimé voir un match de hockey et soutenir l’équipe des Canadiens de Montréal, vous savez, ceux qui portent le maillot bleu blanc rouge !?! Malheureusement la saison est terminée. Ce sera donc le musée.

Le musée des Beaux Arts:
Sont au rendez-vous Picasso, Léger, Miró, Modigliani … C’est un régal !
Le musée est construit sur 5 étages avec des salles regroupant des expo de styles, artistes et mouvements artistiques très différents les uns des autres. Il comprend une section d’art canadien, d’art international, d’art contemporain ainsi qu’une section des arts du design et de la décoration. La grande expo du moment est celle de JP Gaultier mais cela ne m’ intéresse pas vraiment. Je suis là surtout pour l’art canadien et les chefs-d’œuvre de la collection permanente.
Après avoir déambulé plus de 3 heures de salle en salle et d’étage en étage, je décide d’aller manger un petit encas à la cafétéria.

Je quitte le musée très heureuse et très satisfaite par tout ce que j’ai vu. Tout est si bien entretenu, propre et bien organisé. C’est un plaisir ! Un très beau musée à ne pas manquer si vous passez par Montréal !

Je sors et marche dans la rue Sherbrooke. Là aussi il y a des choses intéressantes à voir: de l’art dans la rue avec des caribous peints tout au long de cette longue rue, et les maisons. En effet au XVIIIème siècle cette rue est devenue l’endroit privilégié de la bourgeoisie. Vous pouvez donc vous promener afin d’y admirer de belles maisons. Vous pouvez aussi y trouver la Grand Séminaire de Montréal, l’Université Mc Gill,  le Mont-Royal Club …

Une fois mon petit tour terminé je rentre à l’auberge. Et là je fais connaissance de trois filles. Une, vient d’Angleterre mais depuis six mois voyage sac à dos. Elle est déjà passée par l’Inde, le Pakistan, et ensuite ira en Afrique. L’autre, rentre en Grande-Bretagne après un échange universitaire et enfin la troisième est française. Elle a tout quitté pour venir faire une expérience d’un an au Québec. Nous nous arrangeons très bien et passons la soirée à parler de nos voyages et de nos différents projets. Nous pensons également à la journée de demain que nous passerons ensemble …

Mon voyage au Québec n°1

 

 

Environ six heures après le décollage, toujours très impressionnant de Mexico, je suis arrivée de bonheur et de bonne humeur au Canada, plus précisément, au Québec, à Montréal.
Malgré la fatigue et la faim, car dans l’avion nous n’avons pas eu de petit déjeuner (crise économique oblige  je suppose ou bien le billet d’avion n’est pas encore assez cher pour inclure un tel service…) je décide de prendre un bus pour rejoindre l’auberge de jeunesse. De toute façon, pas question de prendre un taxi car je dois faire attention à mon budget. Je voyage sac à dos, avec un tout petit budget, donc je n’ai pas beaucoup de marge pour les grosses dépenses, ni les caprices de la fatigue, qui dans ce cas précis me feraient bien prendre un taxi. Mais bon, il ne vaut mieux pas pour moi que je cède tout de suite si non je devrais dormir dans la rue avant la fin de mon voyage.

Le bus:
Premier contact avec un canadien québécois: le chauffeur.
Super cool, gentil et souriant avec tous les passagers. Il se souvenait de tous les arrêts que les passagers-touristes-nouveaux-venus au Québec lui avaient demandé.
Durant ce court transfert j’entends parler espagnol avec l’accent mexicain. Bien évidemment je fais ma curieuse et leur demandent de quelle ville ils viennent et ce qu’ils vont faire au Québec. C’est un voyage de 3 semaines dans une famille d’accueil pour perfectionner leur français. Ils sont un peu inquiets à l’idée d’être séparés dès leur arrivée à la gare centrale de Montréal …

 

 

Ça y est, c’est mon arrêt !
Je descends du bus et vérifie dans mon carnet de voyage les explications que l’on m’avait données. Un trou. Un trou ou un oubli de la part de l’auberge, je ne sais pas si je dois aller à droite ou à gauche … Ça commence bien … Je demande donc la rue à un monsieur qui ne semble pas la connaître, mais il m’envoie vers l’est. Après avoir fait le tour du pâté de maisons pour rien, je reviens à mon point de départ. L’arrêt de bus…
La rue est déserte, pas un québécois en vue, pas un vélo, pas un écureuil. Ah si !! Voilà enfin un passant qui lui m’indique avec exactitude l’auberge. Ce n’était vraiment pas loin …

L’auberge:
“Bonjour Hi !”  Voici un accueil très chaleureux dans les deux langues,qui me met tout de suite à l’aise. Je sens que je vais me sentir bien ici. La réservation faite par internet a bien été enregistrée, ma chambre m’attend et la douche aussi.

Je monte donc mes affaires au quatrième étage sans ascenseur, ce qui d’habitude ne me pose pas de problèmes, mais c’est quand même un peu lourd et comme dirait ma chère maman: “Tu n’as plus vingt ans !”.

Je m’installe, fais mon lit. J’ouvre ma valise et découvre avec horreur qu’ils l’ont vandalisée!!! Qui ? Je suppose les personnes qui travaillent à l’aéroport de Mexico ou ceux de la compagnie aérienne du même pays et presque du même nom. Si vous voyez ce que je veux dire. Ma valise a eu le malheur de rester près de 8 heures en connexion à Mexico … Tous mes vêtements sont en désordre, en boule, froissés. Je découvre une robe avec la manche déchirée. La bouteille de parfum achetée au duty free, et qui était dans un sac en plastique scellé, conforme pour passer la douane, hors du sac, hors de sa boîte en carton, ouverte, au milieu de mes vêtements !! Mon cœur bat la chamade de colère et de déception, de frustration aussi de ne pouvoir rien faire. Je me plaindrai donc à la compagnie aérienne car tout ceci n’est pas normal. J’essaie de me calmer.
Je sors des vêtements propres et vais me doucher. Bien fraîche et reposée, je descends les quatre étages que je venais de monter et décide d’aller de ce pas découvrir ou plutôt redécouvrir cette belle ville de Montréal que j’avais déjà eu la chance de visiter  dix ou douze ans plus tôt. Afin de mieux être préparée à cela je m’arme du plan de la ville que l’on m’a donné à l’accueil. On ne sait jamais…

 

 

La ville:
Aujourd’hui pas de musée.  Je préfère marcher et me perdre dans les grandes rues et avenues de la ville du Mont Royal.
En sortant de l’auberge je me dirige tout droit d’un pas décidé, comme si je connaissais le quartier.  Je me souviens très bien de mon précédent séjour ici mais je dois avouer que ce quartier m’est complètement inconnu. Je monte la rue jusqu’au moment où je croise beaucoup beaucoup de monde ! Tout était désert. Toutes les personnes se trouvent donc dans un seul et même endroit ? Une grande rue commerçante: rue maisonneuve street. Bilinguisme oblige les panneaux sont dans les 2 langues. Je me mélange à la foule et à ma grande surprise n’entends pas beaucoup ce bel accent québécois que l’on aime tant en France. En revanche des dizaines de langues différentes se mélangent, venues du monde entier. Comme Montréal a beaucoup changé, me dis-je. Je continue à me mélanger. Je marche. J’observe. J’écoute. Les gens sont tous assez détendus, pas d’agressivité ni de stress dans l’air. Je vais dans un café. Je continue à observer les gens assis, seuls ou pas et ceux qui passent dans la rue. Je profite d’être là pour regarder sur la carte où je me trouve et dessine un petit parcours un peu plus organisé pour le reste de la journée. Je ne suis pas du tout fan de shopping. Je sors mon guide voyage et commence à étudier ce que je pourrai faire aujourd’hui. Deux cafés et un muffin plus tard, je reprends la route. Il y a toujours autant de monde dans cette rue et dans les magasins! Ah mais bien sûr ! C’est la période des soldes ! Voilà donc la raison pour laquelle ils sont tous ici …

La promenade:
Je décide d’aller voir quelques maisons victoriennes et églises. Je marche dans les environs de ce quartier bien animé et vois beaucoup d’églises, dont la plupart sont anglicanes. Il y a toujours quelqu’un dans l’église qui vous accueille très gentiment, vous pose des questions sur votre origine et vous invite à la prochaine messe. Quant aux maisons victoriennes, elles ont beaucoup de charme. Je ne sais pas si elles sont vraiment confortables et facilement aménageables à l’intérieur, mais elles sont belles et élégantes.

Le temps est passé très vite. J’ai fait une belle balade mais je vais rentrer dîner, ou encore souper comme disent les québécois. Eh oui, il y a quelques différences dans le vocabulaire !
Attention si vous allez au Québec, le matin on prend le déjeuner, le midi le dîner et le soir le souper !!!


“Le Pont Mirabeau”

Le poème “Le Pont Mirabeau” est un extrait du recueil Alcools, de Guillaume Apollinaire, paru en 1913.

L’auteur y fait allusion à sa rupture avec Marie Laurencin et au-delà évoque la fuite du temps semblable à l’eau qui s’en va.

Le Pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire (1880 – 1918)

 

 

 

 

Questions:

  1. Quel lieu évocateur de l’amour, représente la première strophe ?
  2. Que représente la deuxième strophe ?
  3. A quoi l’auteur fait-il allusion dans la troisième strophe ?
  4. Et dans la quatrième ?
  5. Que représente la Seine pour l’auteur ?
  6. Comment est construit ce poème ?
  7. Qu’entraîne le manque de ponctuation ?
  8. Nommez  tous les éléments du texte qui représentent l’écoulement du temps et de l’amour.
  9. Que ressentez-vous quand vous lisez cette poésie ? Quelles sont les images, les couleurs et les sons qui vous viennent à l’esprit ?
  10. Que représente l’image du pont ?



Pour les versions chanson et lecture:

Marc Lavoine.

 

Serge Reggiani.