Zinedine Zidane

“La gloire me fait peur”

Transcription de « L’INVITÉ » de TV5MONDE présenté par Patrick SIMONIN le 22/09/10 : une interview exclusive avec la star du football.

Interview ici.

Zinedine Zidane «  la gloire me fait peur »
Transcription Vidéo Youtube

 

« L’INVITÉ » de TV5MONDE présenté par Patrick SIMONIN le 22/09/10 : une interview exclusive avec la star du football.

Journaliste : On a toujours l’impression derrière Zidane, parce que le football c’est un jeu quand même, qu’il y a un enfant derrière vous. C’est toujours cet enfant qui a grandi à Marseille ? Vous êtes resté quelque part ce gosse avec ses rêves ? Qui vous faisait rêver à l’époque?  Qui vous a donné vraiment … ? Bon il y a les premiers qui ont cru en vous, quoi, mais ….

Zidane : Ben moi quand j’étais joueur, enfin quand j’étais enfant, j’aimais aller voir l’Olympique de Marseille et mon joueur mon joueur préféré, mon idole, c’était Enzo Francesoli qui évoluait justement à l’Olympique de Marseille, et ça a été mon exemple en fait. C’est celui avec lequel, auquel je voulais ressembler. Euh …Et voilà. Par la suite j’ai même pu jouer contre lui, j’ai pu avoir finalement … réaliser mon rêve c’était d’avoir son maillot donc donc du coup on avait jouer contre, la finale de l’Inter Toto au Japon et on avait pu échanger notre maillot et du coup mon rêve c’était c’était justement d’avoir son maillot et de dormir avec et je l’ai fait j’l’ai fait alors vingt ans plus tard mais j’l’ai fait.

Journaliste : Et maintenant y’en a qui dorment avec votre maillot Zinedine et qui rêvent ah haha et puis et puis alors vous avez votre papa. Un an pour économiser pour vos paires de cho … pour votre première chaussure de foot quoi ?

Zidane : En fait c’était une chaussure spéciale, ouais c’était une chaussure Adidas, une copa mondiale à l’époque qui valait qui valait cinq cent francs, et c’est vrai et c’est vrai que mon papa avait économisé une année pour pouvoir me l’acheter. Ben donc euh ben c’était c’était magnifique mais c’est aussi ça enfin, ce que je retiens en fait de de de mon enfance et de tout ça que c’est le fait que même dans la difficulté euh pour moi euh. Alors aujourd’hui peut-être c’est un peu moins fort parce qu’on a l’impression quand je vous parle que ce soit un peu moins fort mais à l’époque je peux vous assurer que recevoir une paire de copa mondiale c’était euh c’était comme euh recevoir la coupe du monde.

Journaliste : Ouais ouais et c’était même encore plus fort après après quand vous avez marqué votre premier but en championnat et qu’on vous a offert une petite voiture ah ah mais c’était promis hein ?

Zidane : C’est ça. Oui oui c’était promis. J’évoluais à l’AS Cannes à ce moment là et c’était Alain Peder Pedretti qui était qui était président de l’AS Cannes euh et il m’avait euh gentiment offert euh une voiture. Il m’avait dit que si je marquais une euh une euh un but euh j’au j’aurais un une voiture. Alors au départ …

Journaliste : Une voiture rouge hein ?

Zidane : Ouais c’est ça. Au départ c’était une voiture d’occasion et euh du coup euh et du coup j’ai eu une voiture toute neuve. Voilà. C’était une clio une clio rouge ouais.

Journaliste : Si vous aviez à retenir que quelques images de cette vie ?

Zidane : Professionnelle ?

Journaliste : Oui mais de tout. Des moments. De vos plus grands bonheurs.  C’était le regard des autres ? C’était quoi ? C’est qu’est-ce qui vous touche le plus encore aujourd’hui ? Dans le regard des autres qui vous aiment. Vous êtes un des français les plus populaires.

Zidane : Oui. Oui c’est vrai que c’est ça. Ça c’est ça me touche énormément et toutes ces tous ces messages de sympathie euh et j’ai été très soutenu durant ma carrière oui je dirai que j’ai beaucoup de chance quoi, j’ai beaucoup de chance, j’en profite et c’est pour ça que euh en même temps euh … C’que je veux dire que, c’est que j’ai l’impression que comment je me suis comporté sur le terrain, c’est à dire ne jamais m’être pris pour quelqu’un d’autre, parce que très souvent quand vous avez la gloire  qu’on vous dit que vous êtes grand, que vous êtes beau et riche vous y croyez souvent. Vous vous …

Journaliste : Et c’est vrai en plus ! C’est vrai !

Zidane : Vous y croyez souvent et vous pouvez y croire et changer et en fait ce qui a fait ma force c’est que j’ai pas changé j’ai toujours euh je dirai, l’appui et le soutien des gens et en fait euh j’suis content parce que je pense qu’aujourd’hui encore j’ai pas changé en tous les cas euh le regard enfin disons  que j’ai pas changé envers tous ces gens que je croise dans la rue.

Journaliste : Vous ne vous prendrez jamais pour Zinedine Zidane, hein ? ah ah ah

Zidane : Ouais je euh je … en tous les cas je euh … vous savez euh … la chute en fait. C’qui est important c’est que vous avez des moments de gloire comme ça mais parfois vous avez des moments aussi difficiles et quand vous êtes très mal comportés, le retour du bâton en fait, fait très mal donc euh j’ai toujours eu un œil sur euh j’ai toujours été vigilant  sur ça.

Journaliste : Merci infiniment Zinedine Zidane.

Zidane : Merci à vous.

Journaliste : C’était un moment magnifique que nous avons passé ensemble. On pense à tous ceux qui nous écoutent aux quatre coins du monde et à qui vous apporter le bonheur de de vous voir, de vous entendre et de continuer à être ce que vous êtes.

Zidane : Merci à vous.

Journaliste : Merci beaucoup Zinedine Zidane.

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